Notre Histoire

Maison N’Cho

Une maison de création où la rigueur française rencontre la générosité africaine, où le Paris-Brest devient Paris-Abidjan, où la noisette cède sa place à la noix de cajou, plus ronde, plus chaude, plus inattendue. Cette exigence du détail, ce soin porté à chaque geste, Jacob l’applique aussi à lui-même. Une fois sorti de sa cuisine, il enfile ses baskets et se rend à la salle de sport. Il façonne son corps comme il façonne ses entremets : avec patience, précision et détermination, convaincu que la maîtrise du geste passe aussi par la rigueur du quotidien.

Jacob N'Cho

Chef Pâtissier

Il y a ceux qui suivent la voie qu’on attend d’eux. Et puis il y a ceux qui écoutent une voix plus intime, plus discrète, mais plus tenace. Celle qui les pousse à oser le détour, à changer de cap pour se rapprocher d’eux-mêmes.

Jacob N’Cho faisait partie des premiers. Étudiant en droit, il avait tout pour construire une trajectoire solide, sérieuse, sans vagues. Mais derrière les cours de jurisprudence, une autre passion le dévorait en silence : celle de la gourmandise.

 

Maison-NCho_CheeseCake

Il aimait déjà les parfums sucrés, les textures soyeuses, le silence complice d’un gâteau qui cuit lentement. Alors un jour, presque naturellement, il a tourné le dos aux textes de loi pour revenir à l’essentiel : sa cuisine. Là, dans l’intimité de son appartement, Jacob a trouvé un terrain de jeu, puis un champ d’exploration. Fouettant, goûtant, ratant, recommençant — il s’est mis à pâtisser comme on entre en dialogue avec soi-même. Et plus il avançait, plus le droit s’éloignait.

Diplôme de pâtissier en poche, il décide de se former auprès de chefs reconnus. Dans les coulisses des grandes maisons, il apprend à affûter son geste, à respecter les silences, à chercher l’équilibre. Il comprend que la maîtrise technique n’est que le début. Pour raconter une histoire à travers une pâtisserie, il faut l’habiter de quelque chose de plus profond.

C’est là que sa double culture devient une évidence. Né en France, bercé par les codes et les classiques de la gastronomie hexagonale, Jacob a toujours eu le cœur tendu vers la Côte d’Ivoire, terre de ses parents, riche de senteurs, d’ingrédients, de savoir-faire trop souvent laissés à l’ombre. Entre ces deux mondes, il ne choisit pas. Il les marie. Il les fait dialoguer.

 

Un atelier inspiré par l’art et la saison

Ben

Artisan Boulanger

Ben Imamou n’a pas eu besoin de mille détours pour savoir où était sa place. Il avait seize ans, l’âge des premières décisions et des premiers rêves flous, quand un stage de découverte en fin de 3e l’a propulsé derrière le comptoir d’une boulangerie. C’était chez Coudere, une boulangerie de quartier comme on en croise tous les jours. Mais pour lui, c’était un monde nouveau.

Dès les premières heures, quelque chose s’est allumé. Le rythme du pétrin, l’odeur du pain chaud à l’aube, la précision du geste. Il y a vu plus qu’un métier : une vocation. À la sortie du collège, alors que d’autres hésitaient encore, lui avait déjà choisi son chemin. Il voulait devenir boulanger.

Son premier maître s’appelle Carlos. Un artisan généreux et exigeant, qui pendant près de dix ans, lui transmet l’art du pain : comprendre les farines, ressentir les pâtes, deviner le moment parfait. Jour après jour, Imamou se forme à l’excellence silencieuse de la boulangerie traditionnelle.

Maison-NCho_Ben-Imamou

Il continue ensuite son parcours dans plusieurs maisons, explore d’autres méthodes, d’autres environnements, toujours avec cette rigueur et cette constance dans le geste. À chaque fournée, il peaufine sa signature.

Et puis il y a Jacob, un ami de longue date, rencontré sur les bancs du collège. Une amitié tissée autour de valeurs communes, d’un respect mutuel, d’une passion partagée pour le travail bien fait. Quand Jacob l’approche avec l’idée de créer Maison N’CHO, c’est une évidence. Ensemble, ils veulent bâtir une maison qui leur ressemble, à la croisée de leurs histoires et de leurs racines.

Aujourd’hui, Ben est le cœur battant de la boulangerie. Il veille aux fermentations, à la qualité des farines, au croustillant des croûtes comme à la souplesse des mie. Levain naturel, longues fermentations, gestes patients : ses pains racontent l’histoire d’un garçon de 16 ans tombé amoureux d’un métier… et qui n’a jamais cessé d’y croire.

 

 

C’est ainsi qu’est née